Au Liban, la France est prise entre le marteau et l’enclume

La France, qui s’est posée en défenseur de la cause libanaise, se retrouve en position délicate après le rejet par Beyrouth du projet de résolution franco-américain pour mettre un terme au conflit.

Le Liban a demandé que le projet de résolution soit amendé pour exiger notamment le retrait des forces israéliennes du territoire libanais immédiatement après la cessation des hostilités.

La France, qui avait vanté le 31 juillet à Beyrouth la « forte convergence » entre les plans libanais et français, a été contrainte d’appuyer des demandes libanaises qui avaient disparu dans le projet franco-américain.

Paris a en effet demandé à Washington d’inclure « quelques amendements » formulés par le Liban, a déclaré lundi soir le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy.

« La France est prise en tenaille entre sa volonté de rester en phase avec les Etats-Unis et celle d’être l’acteur le plus à même de rallier le Liban à ses propres conceptions d’une sortie de crise », estime Barah Mikaïl, de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris.

Fanch