L’université d’Abertay, à Dundee, en Ecosse, ouvrira en octobre prochain un cursus de science baptisé « Hacking éthique et contre-mesures ».
Cette classe, qui accueillera la première année 30 élèves au maximum, aura pour but de former des spécialistes de l’informatique aux techniques de hacking, non dans le but de pénétrer des systèmes distants, mais bien de se prémunir contre de telles attaques.
De plus en plus d’entreprises sont en proie aux attaques régulières de pirates informatiques, qui tentent par tous les moyens de s’introduire dans leur système.
Les responsables informatiques de ces firmes, grandes ou petites, ont bien du mal à assurer en même temps la gestion d’un réseau d’entreprise ouvert sur l’extérieur (activité commerciale oblige) et à protéger ledit réseau des tentatives d’intrusion, voire de piratage.
Il existe une véritable demande pour des informaticiens formés spécialement à des techniques de détection de ces attaques et à l’élaboration de contre-mesures, autrement dit d’une protection active : détecter une menace aux portes du réseau d’entreprise, c’est bien ; être capable, non seulement de l’enrayer, mais également d’adapter la protection résidente en fonction de l’évolution des menaces, c’est encore mieux.
L’université d’Abertay insiste sur le fait qu’elle va soigneusement choisir les candidats, en accord avec une directive très stricte édictée par le Ministère de l’Intérieur britannique, qui reste souverain sur ces questions malgré l’autonomie grandissante accordée aux différentes nations qui composent le Royaume-Uni.
Les futurs hackers formés à Dundee seront triés sur le volet, et feront l’objet d’une surveillance constante pendant la durée de leurs études.
Fanch
