Le gouvernement continu la lutte contre la pauvreté et l’exclusion

La ministre délégué à la Cohésion Sociale, Catherine Vautrin, a présenté, à l’issue d’une réunion au Conseil national de lutte contre l’exclusion (CNLE), présidé par le Premier ministre, Dominique de Villepin, dix mesures pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion.

Logement, santé et retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux sont au coeur de ces mesures, qui doivent être adoptées dans l’après-midi par un Comité interministériel.

Tout d’abord, l’Etat entend se fixer des objectifs chiffrés de réduction de la pauvreté.

Concrètement, le CNLE, qui réunit acteurs associatifs et partenaires sociaux, l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale ainsi «les services de l’administration compétents», vont établir une liste d’indicateurs nationaux et locaux.

Réclamé depuis longtemps par les associations, le droit au logement opposable va offrir des recours aux personnes mal logées, éventuellement devant la justice, pour faire valoir ce droit.

Quelque 6 millions d’euros seront consacrés d’ici à la fin 2007 à la lutte contre l’habitat indigne et à l’amélioration du confort des logements.

Le gouvernement veut doubler l’effort de création de lits dans les halte-soins santé.

Soit «un effort financier annuel de 7,3 millions d’euros».

Pour encourager le retour à l’emploi des bénéficiaires des minima sociaux, un contrat d’insertion unique destiné aux allocataires du RMI va être expérimenté.

Les départements volontaires pourront remplacer les contrats existants (revenu minimum d’activité, contrat d’avenir et contrat d’accompagnement) par un seul contrat aidé.

Quant à l’appui social individualisé (ASI) destiné en priorité aux allocataires de minima sociaux, il sera recentré sur le soutien aux démarches d’insertion professionnelle.

Fanch