C’est la dernière ligne droite pour les acteurs candidats au déploiement de réseaux sans fil Wimax.
Le régulateur annoncera les heureux élus début juillet.
D’un point de vue pratique, le Wimax (Worldwide Interoperability for Microwave Access) permet d’établir des liaisons à grande distance, de 50 à 70 kilomètres, entre deux antennes.
Un débit théorique prévu par la norme radio 802.16, base du Wimax.
Un porte-parole de France Télécom explique par exemple: «Nous concourons pour l’obtention de licences Wimax afin de compléter la couverture de notre réseau internet en ADSL partout en France.» L’opérateur historique envisage donc de reprendre le concept de boucle locale radio (BLR), c’est-à-dire l’accès à internet résidentiel sédentaire en plaçant une antenne sur le toit.
De son côté, Free préfère parler de nomadisme.
«Nous voulons proposer une offre nomade à nos clients utilisant la technologie Wimax dans quelques années», a déclaré à Reuters, Michaël Boukobza, son directeur général, qui affirme par ailleurs ne pas avoir de projet dans la téléphonie mobile.
Dans le jargon des télécoms, «nomadisme» n’est pas «mobilité».
«Le nomadisme est simplement la possibilité de se connecter à des réseaux sans fil à différents endroits donnés», explique Frédéric Sallé, consultant chez Tactis.
«Les licences qu’attribue l’Arcep interdisent l’usage du Wimax de type mobile et autorise juste le nomadisme et les communication de type lignes fixes», indique Frédéric Sallé.
«Cela n’est pas un réel problème, car un réseau mobile Wimax entraîne d’important coûts de déploiement si l’on veut une large couverture», explique Vincent Poulbère, consultant chez Ovum.
Fanch
