Franz Müntefering, le vice-chancelier et ministre fédéral du Travail (social-démocrate), vient de relancer l’idée d’instaurer enfin un salaire minimum.
L’Allemagne réunifiée est, avec l’Autriche, Chypre, le Danemark, la Finlande, l’Italie et la Suède, l’un des pays occidentaux à ne pas avoir de salaire minimum.
Outre-Rhin, les rémunérations sont généralement négociées branche par branche par les employeurs et les syndicats.
Pour pouvoir lutter efficacement contre la concurrence de la main-d oeuvre des pays de l’Est, en particulier de la Pologne, Franz Müntefering souhaite donc l’instauration de ce que l’on appelle ici un «Mindestlohn».
Pour arriver à ses fins, le ministre fédéral du Travail va devoir surmonter l’opposition à la fois des milieux patronaux et de la plupart des syndicats.
Seul le syndicat Ver.di (fonction publique et tertiaire, près de 2,4 millions d’adhérents) semble favorable à une telle mise en place, à condition toutefois que le SMIC horaire soit supérieur à 8 euros.
Au moment où l’idée de l’instauration d’un salaire minimum refait surface, la confédération syndicale DGB vient de relancer le débat sur le salaire…
«Pour les dirigeants des entreprises cotées au DAX de la Bourse de Francfort, un salaire annuel de 2 millions d’euros semble être un seuil critique», vient de déclarer Dietmar Hexel, un des responsables de cette confédération qui regroupe 6,8 millions de salariés syndiqués.
Fanch
