Deux personnes prises en flagrant délit et un complice ont été mises en examen et écrouées lundi à Marseille lors du démantèlement d’un réseau de faussaires à la carte bancaire qui opéraient dans les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence, a annoncé mardi le directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille Gérard Guilpin.
Ils avaient conçu des terminaux de paiement électronique d’essence qu’ils substituaient au véritable terminal et le laissaient en place pendant un ou deux jours, le temps que matériel électronique contrefait et des caméras cachées captent le code secret et les données magnétiques des cartes bancaires des automobilistes.
Avec ces données, les faussaires réencodaient des cartes vierges destinées être utilisées à l’étranger, vraisemblablement en Italie voisine, où les distributeurs de billets ne lisent que la piste magnétique mais pas les puces comme en France.
Les enquêteurs ont saisi dans le garage d’un des malfaiteurs présumés, un box d’une résidence de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), tout un attirail comprenant notamment cinq terminaux de paiement électronique d’essence, un amplificateur de micro-vidéo, une micro caméra, des matrices en plastiques pour préparer de fausses façades de distributeurs, un lecteur de pistes, des massicots et des cartes vierges.
Ils ont également trouvé un laboratoire de fabrication de documents administratifs: fausses cartes d’identité, faux chéquiers, faux permis de conduire et fausses cartes grises, ainsi que du « matériel de braquage », notamment deux pistolets, un pistolet automatique browning et deux gyrophares.
Fanch
