Les jeunes, souvent employés en contrats courts ou temporaires, ont été particulièrement touchés par la dégradation de la conjoncture entre 2002 et 2004, plus d’un quart traversant une période de chômage ou d’inactivité, selon une étude de l’Insee publiée jeudi.
Tous les jeunes ne sont pas logés à la même enseigne, le diplôme jouant un rôle primordial.
68% des diplômés du supérieur de moins de 30 ans qui travaillaient en 2003 ont disposé d’un CDI (contrat à durée indéterminée) les quatre trimestres suivants, contre 43% des non-diplômés, révèle l’Institut national de la Statistique et des Etudes économiques.
58% des jeunes ont occupé un CDI quatre trimestres de suite, contre 77% de l’ensemble des actifs.
Pour nombre de jeunes pourtant, passer par un emploi temporaire ou de courte durée (CDD) est une étape incontournable de l’insertion professionnelle, rappelle l’Insee, qui souligne qu’un jeune sur cinq occupe ce type d’emplois.
En effet, les entreprises prolongent plus rarement ces contrats – utilisés pour amortir les aléas économiques – lorsque la conjoncture se dégrade.
Les jeunes ont donc été les plus touchés par la hausse du chômage observée entre 2002 et 2004: le taux de chômage des actifs de moins de 30 ans atteint 18,1% en moyenne sur 2004, soit près de trois points de plus qu’en 2002.
Au total, près d’un jeune actif sur dix n’a pas occupé d’emploi durant quatre trimestres successifs.
Quelque 10% des jeunes actifs qui avaient un emploi en 2003 ont occupé un emploi temporaire quatre trimestres successifs, contre 5% pour l’ensemble des actifs occupés.
Parmi les moins de 30 ans chômeurs en 2003, deux sur cinq étaient toujours sans emploi lors des quatre trimestres suivants, contre un sur deux sur l’ensemble des chômeurs.
Fanch
