Une voix que porte haut Julien Dourgnon, responsable des études et de la communication de l’association de consommateurs.
Julien Dourgnon sert la cause de la défense des consommateurs depuis 2001, date où il entre comme chargé de mission NTIC à l’UFC-Que Choisir.
Son discours incisif se double d’une bonne dose d’expertise technique, un atout qui constitue une des principales forces de l’association sur des dossiers à forte teneur technologique.
L’année 2005 aura été marquée, à mon avis négativement, par les poursuites en justice d’internautes ayant échangé, à des fins non commerciales, des contenus numériques via des réseaux peer-to-peer.
Je pense qu’il est possible de concilier l’accès à la diversité culturelle, que permettent les réseaux P2P, et une juste rémunération des artistes.
Un autre événement marquant en 2005 est la prolifération des projets de développement des systèmes numériques de gestion des droits (DRM) en tout genre.
Il y a ainsi eu le système protégeant certains CD de Sony, qui installe sur les ordinateurs des consommateurs un programme de type spyware (espion).
Autre exemple: le projet de DRM directement embarqué sur son ordinateur baptisé « Next Generation Secure Computing Base » (NGSCB), anciennement connu sous le nom de Palladium (*).
Plus positif, l’innovation technique sur les baladeurs vidéo.
La vidéo en mobilité est une vraie révolution en termes d’usages.
Enfin, 2005 aura été marqué à mon sens pas l’explosion des blogs.
Cela montre qu’internet est avant tout un moyen d’expression et de communication.
Les DRM contrôlés par l’industrie culturelle et du logiciel envahiront tout l’espace numérique (P2P, webradio, peer-to-mail…).
Si le droit brime la société au lieu de l’encadrer; s’il met sous verrou les contenus et donc la culture: alors nous aurons échoué à faire du numérique un espace de progrès.
Ils permettent d’exploiter son abonnement mobile (GSM) quand on est à l’extérieur et de basculer « automatiquement » sur son abonnement FAI (voix sur IP) quand on est chez soi.
Un projet de loi Davsi, j’insiste, qui mette un arrêt aux poursuites judiciaires contre les internautes « peeristes » et qui légalise ces échanges.
Fanch
