Une révolution se prépare dans le monde du crédit bancaire.
Le gouvernement met les dernières touches à une ordonnance qui permettra aux banquiers de proposer, à compter du printemps 2006, des prêts hypothécaires « rechargeables ».
Le montant du crédit auquel un emprunteur aura accès ne dépendra plus seulement de ses revenus, mais aussi, s’il est propriétaire, de la valeur de ses biens.
Le prêt hypothécaire est dit rechargeable dans la mesure où, au fur et à mesure de ses remboursements, le souscripteur retrouve une nouvelle capacité d’emprunter.
Dans son projet d’ordonnance, le gouvernement prévoit que le prêt hypothécaire rechargeable pourra être souscrit pour financer toutes sortes de dépenses immobilières, mais aussi de consommation plus courantes.
Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni, les prêts hypothécaires rechargeables alimentent depuis longtemps la croissance, grâce à ce que les économistes appellent « l’effet richesse ».
Avec la flambée de l’immobilier, les emprunteurs sont de plus en plus riches, aux yeux de leurs banquiers, en tout cas, sans devoir pour autant vendre leur maison.
D’autant plus que le projet gouvernemental ne tombe pas au meilleur moment, alors que certains annoncent un retournement du marché immobilier.
Fin 2004, on comptait 2 137 euros d’encours de crédit par habitant, dans cette catégorie de prêts, en France, 4 309 euros au Royaume-Uni ou 5 462 euros en Norvège.
Fanch
