A partir du printemps prochain, un logiciel de profilage des demandeurs va être utilisé par l’Assédic pour l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) afin de déterminer s’ils sont «employables» rapidement ou s’ils présentent un risque de chômage de longue durée.
Cette fiche informatique indiquera leur parcours et l’aide qu’ils recevront dans leur recherche d’un travail.
A partir d’une liste très vaste de critères, comme les diplômes, les métiers exercés, le sexe, l’âge ou la nationalité, le logiciel dira si la personne devra suivre un parcours 1, 2 ou 3, selon qu’elle est en position de trouver très vite un emploi, qu’elle doit se former, ou qu’elle se trouve «loin du monde professionnel».
L’ANPE prendra ensuite le relais et validera ou non ce diagnostic par un entretien personnalisé.
Pour Adecco, spécialiste du travail temporaire, cet outil de tri est logique.
La mise en place d’un tel outil n’est pas sans provoquer des interrogations, notamment au sein des syndicats, qui redoutent un encadrement trop rigide.
Selon Loïc Barboux, le logiciel fait apparaître des erreurs de diagnostic.
Les choses ne sont pas si simples que ça pour être réglées de façon mécanique.
Cela nous choque qu’on utilise des critères personnels comme la nationalité, l’âge ou le sexe.
Fanch
