Les passeports biométriques en France à partir de novembre

A compter du mois de novembre, la France va délivrer les premiers exemplaires de ses passeports biométriques* à Paris.

Ils seront généralisés ensuite progressivement à tout le territoire, au cours de l’année 2006.

Ces documents intégreront une puce sans contact RFID, renfermant une photo numérisée de leur propriétaire (obligatoire selon les normes édictées par l’Organisation internationale de l’aviation civile).

D’ici à un an et demi, la puce comprendra aussi, en principe, des empreintes digitales numérisées.

Dans un an, à partir du 26 octobre 2006, ces passeports biométriques deviendront la condition sine qua non pour entrer sur le sol américain sans avoir à demander et obtenir de visa (85 euros pour un visa de tourisme).

Ceux qui ont fait établir un passeport de type «Delphine», avec zone de lecture optique, avant ce mercredi 26 octobre 2005, pourront entrer aux Etats-Unis sans visa pendant douze mois supplémentaires.

Les passeports intégrant sur une puce des données biométriques sont une exigence américaine, depuis une loi sur «la sécurité aux frontières» de 2002, conséquence des attentats du 11 septembre 2001.

Elle concerne vingt-sept nations faisant partie du programme d’exemption de visa («Visa Waiver Program»), dont la France et quatorze autres pays de l’Union européenne.

L’Allemagne, selon l’AFP, devrait mettre en circulation son passeport biométrique à partir de la semaine prochaine.

La Grande-Bretagne, elle, ouvre cette semaine une période expérimentale de trois mois, auprès de son personnel diplomatique à Londres et à Paris.

L’opposition au projet est forte, à la mesure de l’inquiétude concernant la protection des données et le respect de la vie privée.

En France, à la fin 2004, la Ligue des droits de l’homme parlait de «danger pour la protection de la vie privée» et redoutait également la création d’une base de données biométriques centralisée, «qui pourrait conduire à une utilisation abusive de données personnelles».

Fanch