Au terme de 40 ans d’attente et de longues heures de négociation, l’Union européenne et la Turquie ont finalement célébré la nuit dernière le lancement des négociations en vue de l’adhésion d’Ankara à l’Union européenne.
Soulignant que le feu vert avait été donné peu avant 23h en temps universel, le ministre britannique des Affaires étrangères s’est félicité d’avoir tenu l’agenda européen qui prévoyait le début des négociations le 3 octobre.
Même si, en fait, c’est peu avant 1h du matin, heure du Luxembourg, que la courte cérémonie symbolique a été tenue, une demi-heure environ après l’arrivée du ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül…
Ce n’est qu’au terme de longues heures d’incertitudes, d’innombrables conciliabules autour du président du Conseil de l’Union, Jack Straw et de son homologue autrichienne, Ursula Plassnik, de laborieux exercices de « clarifications » rédactionnelles et d’une ultime consultation de Vienne et d’Ankara que le verrou a pu être tiré sur la perspective d’une entrée de la Turquie dans le club européen.
Fanch
