Les pirates ont peut-être du souci à se faire.
Pour la première fois les victimes de pirates en tout genre vont se réunir mardi à Londres.
Toutes les industries victimes de piratage, tant dans la musique que dans la pharmacie vont mettre en commun leurs compétences et exploiter celles-ci pour instaurer un véritable réseau.
A l’initiative de la Chambre de Commerce Internationale et de la Bascap (Business action to stop Counterfeiting and Piracy), l’association de lutte contre le piratage et la contrefaçon, plusieurs grands patrons seront présents.
La contrefaçon sous toutes ses formes existe depuis longtemps dans le monde et les industries classiques y sont « habituées », mais d’autres secteurs découvrent de plein fouet le piratage et les ravages que cela peut entraîner.
Selon l’IFPI (Fédération internationale de l’industrie phonographique), les ventes pirates de disque ont atteint 1,2 milliard d’euros soit 34% du marché mondial du disque en 2004.
Au total, les recettes illégales – c’est-à-dire tous les revenus dégagés par le marché parallèle -, issues de la vente de disques pirates sont estimées à 5,6 milliards d’euros.
Les producteurs de cinéma se préoccupent également très fortement de cette question.
En effet, le piratage dans le cinéma outre-Atlantique est évalué à environ 3,5 milliards de dollars par an, selon l’association de cinéma américain.
Ainsi, les sites de Peer to Peer sont dans la ligne de mire de tous les grands industriels depuis un moment.
Dernièrement, l’Australie a ordonné à Kazaa de lutter contre les fichiers pirates.
Fanch
