L’arrivée du haut débit a accru le volume des photos et vidéos pédo-pornographiques sur internet, ce qui rend de plus en plus difficile leur détection, ont indiqué police, gendarmerie et magistrature avant la Conférence sur la famille, jeudi, qui se penchera sur ce thème.
« Ca n’a pas créé des pédophiles mais ça a favorisé les échanges », dit le commandant Eric Freyssinet, de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie.
« On saisit des volumes de plus en plus importants, ça se chiffre en dizaines, voire centaines de milliers d’images », note Richard Srecki, numéro 2 de la division nationale de répression des atteintes aux personnes et aux biens (DNRAPB).
Et un magistrat, pour qui « on est face à un problème de mondialisation », s’inquiète que le volume soit « tel que nos moyens techniques de vigilance sont véritablement mis en difficulté ».
Une opinion que ne partage pas le magistrat : pour lui, l « explosion » du nombre d’interpellations s’explique par l’arrivée du haut débit et le fait que « la pornographie autour des mineurs reste un des derniers interdits ».
« La pédo-pornographie, ce n’est pas seulement des adolescentes ou des jeunes adultes avec des couettes et des socquettes, on a des images de nourrissons filmés en train de se faire violer ».
« Sur les dernières opérations, il y a eu 150 interpellations et 10 ont conduit à des affaires de viols ou d’agressions sexuelles prouvées », précise-t-il, citant en exemple un internaute soupçonné de 35 agressions sexuelles sur mineurs.
Les interpellations vont du simple curieux au pédophile avéré.
Conscients des dangers, hommes politiques et fournisseurs d’accès ont déjà pris diverses initiatives pour tenter de lutter contre le phénomène.
Fanch
