Deux mois après l’arrivée de Dominique de Villepin à Matignon, le conseil des ministres a adopté mardi les ordonnances du « plan d’urgence pour l’emploi », notamment le dispositif-phare du projet gouvernemental, le contrat « nouvelle embauche ».

Interrogé sur Europe 1, le Premier ministre a défendu ce contrat approuvé par le patronat mais rejeté par les syndicats, qui devraient se mobiliser pour septembre, et l’ensemble de la gauche dénonçant ce « mauvais coup de l’été ».
Le contrat nouvelle embauche fait partie des six ordonnances du plan d’urgence destiné à faire baisser le chômage, première préoccupation des Français.
Le Medef, qui prône depuis longtemps un assouplissement des procédures de licenciement, souhaiterait que le contrat nouvelle embauche soit étendu à l’ensemble des entreprises mais Dominique de Villepin a réaffirmé qu’il ne s’appliquerait qu’aux entreprises de moins de 20 salariés.
Le Premier ministre s’est refusé à prendre un engagement chiffré.
Les syndicats et l’opposition considèrent que le plan pour l’emploi n’aura pas d’impact sur les chiffres du chômage et développera la précarité.
« Les mesures ne devraient pas améliorer la situation du marché du travail », a estimé le secrétaire général de la CGC, Jean-Louis Walter, qui a annoncé pour la troisième semaine de septembre « une mobilisation unitaire » contre ce plan du gouvernement.
Fanch
