L’acquisition du britannique Allied Domecq, devenue définitive lundi 25 juillet, permet à Pernod Ricard, avec un chiffre d’affaires passant de 3,5 milliards d’euros à 5,6 milliards d’euros, d’accéder au deuxième rang mondial du secteur des vins et spiritueux.
Lundi, la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles a approuvé la réorganisation du capital d’Allied Domecq, rendant définitive son rachat par le français Pernod Ricard.
Numéro un en Europe et au Japon, ainsi que dans certains pays « émergents » comme le Mexique, le Brésil, la Chine et la Russie, Pernod Ricard va réaliser 28 % de son chiffre d’affaires en Europe (hors France), 26 % en Amérique du Nord (Mexique compris), 20 % en Asie/reste du monde et 10 % en Amérique latine.
Pernod Ricard ne réalisera plus que 16 % de son chiffre d’affaires dans les spiritueux en France, contre 83 % il y a trente ans, lors de la fusion des deux sociétés d’apéritifs anisés, signe de la rapidité de l’internationalisation du groupe né à Marseille.
Dans le secteur des vins, Pernod Ricard va grimper, avec 18 millions de caisses, de la sixième à la quatrième place mondiale.
Dans ce domaine, sa soif d’achats n’est peut-être pas étanchée.
Les spécialistes du secteur s’attendent à ce qu’il soit un des principaux candidats à l’achat de la division champagne de Taittinger vendue vendredi au groupe américain Starwood, qui ne souhaite pas conserver cette activité.
Le PDG du groupe, Patrick Ricard, qui a annoncé qu’il prendrait sa retraite en 2007, indique par ailleurs, dans une interview au Figaro de ce mardi, que « Pernod Ricard n’aura pas besoin d’aller chercher à l’extérieur » son remplaçant et qu » il appartiendra au conseil d’admnistration de le nommer ».
Fanch
