Londres : l’horreur de la « deuxième vague »

Les Londoniens ont cru que l’horreur du 7 juillet recommençait à l’identique.

Même s’ils avaient été prévenus que tout pouvait recommencer, beaucoup ne voulaient pas y croire.

Les sirènes des ambulances et des voitures de police ont recommencé à mugir dans les rues de Londres, comme il y a quinze jours.

Dans cet après-midi ensoleillé, la routine a été brisée par les nouveaux attentats commis dans les transports en commun.

Trois stations de métro et un autobus ont été l’objet d’explosions, un scénario qui semble répéter celui de la dernière fois.

La première réaction des Britanniques a été la consternation, face à ce que les flashs des chaînes de télévision et de radio ont qualifié de « deuxième vague d’attentats » contre Londres.

D’autant que les progrès assez rapides de l’enquête, avec la découverte d’un réseau extrémiste à Leeds, avaient détourné l’attention du public vers l’origine du terrorisme « made in England », vers ses implications politiques et sociales, plutôt que sur les dangers quotidiens.

Les noms des stations concernées par les explosions évoquent chez les habitants de cette mégapole des quartiers et des situations plus ou moins familières.

La première forme de contact est le téléphone portable ou, plus discrètement, le courriel.

Quelques mots rapides par e-mail pour se rassurer mutuellement et se dire bon courage…

Les commentaires et les analyses attendront les journaux télévisés du soir et la presse du lendemain.

Mais, tout à coup, les alertes et les mesures de sécurité des quinze derniers jours ne paraissent plus hors de propos.

Les Londoniens réalisent que le danger est toujours présent et que les terroristes ont le don de l’ubiquité.

Hier encore, la station de Saint-Paul avait dû être fermée pendant une heure le soir suite à une alerte.

Fanch