La fiabilité d’un charter mise en doute

Samedi matin 16 juillet, à Hourghada (Egypte), une station balnéaire de la mer Rouge, une centaine de passagers français voyageant pour la plupart avec l’opérateur français Fram, monte à bord d’un avion, un McDonnell-Douglas de la compagnie AMC-Airlines, au terme de quinze jours de vacances, entre croisière sur le Nil et baignade dans la mer Rouge.

« J’étais à l’avant, et je voyais les voyants dans le cockpit s’éteindre brutalement, et toutes les lumières de l’avion également », raconte Thierry Grossir, résidant à Troyes, dans le nord-est de la France.

D’autres ont accepté, dans un premier temps, de rester à bord de l’appareil.Mais tous l’ont finalement abandonné après une tentative avortée du commandant de bord de décoller.

Ces touristes, qui semblent venir de tous les coins de la France, se sont plaints d’une absence de communication, et même d’une tension croissante avec le personnel de l’aéroport qui souhaitait qu’ils remontent dans l’avion.

« Aucune distribution de nourriture ou d’eau pendant neuf heures, et les enfants se sentaient très mal », a affirmé Joëlle Maltese, qui fait part d’un mécontentement général à l’égard du voyagiste Fram, dont aucun representant n’était sur place.

L’avion après avoir réussi à décoller s’est posé à Roissy samedi à 16 h 20, heure de Paris.

Le voyagiste toulousain Fram a souligné, samedi, qu’il n’était pas l’affréteur du vol, sur lequel il avait simplement acheté un fort contingent de places (107 sièges sur 163) au courtier parisien Air Masters, spécialisé sur la desserte de l’Egypte.

Fanch