67 pôles de compétitivité pour éviter les délocalisations ?

Dominique de Villepin, qui a dévoilé la liste des 67 pôles de compétitivité retenus pour relancer la croissance, regagner de l’espace sur les marchés extérieurs et lutter contre les délocalisations, plaide pour « une France des projets appuyée sur une véritable stratégie de spécialisation industrielle des territoires ».

Matignon a fait la « synthèse » entre les demandes de Bercy, qui souhaitait l’attribution du nouveau label à une quinzaine de sites au maximum, et celles du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui défendait une approche inspirée par l’aménagement du territoire et plaidait donc pour un nombre plus important de pôles.

« Nous avons refusé le saupoudrage », a souligné Dominique de Villepin, qui a dit avoir voulu « croiser deux exigences: la compétitivité et l’aménagement du territoire ».

« Je n’ai jamais accepté l’idée d’une vision comptable des pôles de compétitivité.

« Il est évident que nous devons avoir également une visibilité au point de vue mondial », a ajouté Thierry Breton, qui a rappelé que les neuf projets sélectionnés aux côtés des six leaders mondiaux devaient se hisser au même niveau.

« Nous comptons pouvoir signer des contrats dès le mois de septembre et avoir un nouveau CIADT au mois d’octobre qui finalisera l’ensemble des projets ».

Le Premier ministre a précisé que dès la fin de l’année un nouvel appel à candidatures serait lancé et permettrait à la trentaine de projets écartés mardi de se représenter après regroupement ou amélioration.

Fanch