Au Centre des congrès Raffles City de Singapour, ce ne sont pas les endroits qui manquent halls, salons, bars, atrium pour parler tranquillement, convaincre du bien-fondé d’un dossier ou discuter autour d’un café.
Protégé par des policiers dotés d’armes automatiques, ce monumental bâtiment, qui abrite également deux hôtels de luxe et une interminable galerie commerciale, est le centre névralgique de la 117e session du Comité international olympique qui doit décider, mercredi 6 juillet, de l’attribution des Jeux d’été de 2012.
Alors que les 114 membres du CIO attendus n’étaient pas tous présents à Singapour, lundi 4 juillet, les discussions allaient bon train avec les premiers arrivés.
C’est un peu le principe de la course de fond : la dernière ligne droite est plus importante que tous les tours de piste avalés précédemment.
Pour cette raison, Paris ne veut pas perdre son avantage acquis au cours des derniers mois et qui fait d’elle le favori.
Leur stratégie ne diffère pas de celles des autres villes candidates (Londres, Madrid, Moscou et New York) : approcher le maximum de membres du CIO en un minimum de temps.
S’il sera impossible de tous les rencontrer d’ici à mercredi, un certain nombre ont, en revanche, été « ciblés » à l’avance : des supposés indécis ainsi que des « leaders d’opinion » dont on sait qu’ils sont écoutés par leurs pairs.
Ce travail de contact va être effectué, pendant deux jours, par les différentes personnalités de la candidature parisienne : le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, le ministre des sports, Jean-François Lamour, les membres français du CIO, Jean-Claude Killy et Henri Sérandour – le troisième, Guy Drut, est resté en France – et Alain Danet (membre d’honneur du CIO)…
Le premier ministre britannique et son épouse, Cherie, ont écrit personnellement à plusieurs membres du CIO pour leur annoncer leur venue et solliciter des rendez-vous personnalisés.
Le Stade de France serait dépassé dans sa conception en 2012.
Réponse de Bertrand Delanoë : « Le Stade de France, lui, a le mérite d’exister. »
« Nous ne commentons pas les candidatures de nos concurrents, car telle est la règle du CIO », a dit le maire de Paris, ajoutant : « On ne peut pas en dire autant de tout le monde. »
Fanch
