Le DG de Lycos nie avoir proposé des reclassements pour 300 euros par mois

Le directeur général de Lycos France a confirmé lundi que le portail internet envisageait le reclassement de salariés dans une filiale en Arménie dans le cadre d’un « plan de sauvegarde de l’emploi », mais pas pour 300 à 500 euros par mois comme annoncé en mai par le comité d’entreprise.

« Si les employés acceptent la proposition de reclassement en Arménie – ils ne sont pas obligés -, le salaire sera calqué sur le salaire français », a affirmé Matthieu Guinard à l’AFP.

Le 23 mai, le secrétaire du comité d’entreprise de Lycos, Jean-Michel Chereau (non-syndiqué), avait indiqué que la société avait proposé à 34 de ses 109 salariés un reclassement en Arménie pour un salaire de « 300 à 500 euros par mois » dans le cadre d’un plan concernant 75 postes.

« Il n’a jamais été question de dumping social autour des salariés de Lycos Europe et de Lycos France », a insisté M. Guinard, qui ne veut pas être « pris pour un patron voyou ».

M. Guinard a confirmé le nombre de 75 emplois concernés par le plan – sur 109 -, mais pas le nombre de 34 reclassements en Arménie, renvoyant toute précision « à l’issue de l’avis du comité d’entreprise qui aura lieu à peu près mi-juillet ».

D’autres reclassements seront proposées sur un autre site de Lycos, en Allemagne, en Westphalie, à Gutersloh, a-t-il précisé.

« Pour ceux qui n’accepteraient pas ou qui ne pourraient pas rentrer dans les propositions de reclassement ou de détachement, ou alors à cause d’un refus, on procédera à un licenciement avec application de toutes les mesures d’accompagnement qui seront négociées avec le comité d’entreprise dans le cadre du plan : out-placement, formation, aide à la création d’entreprises », a-t-il ajouté.

« Mon but, c’est de sauver l’emploi au maximum », a-t-il assuré. « Depuis sept ans, l’entreprise n’est pas rentable. Nous avons pour objectif d’être profitable au dernier trimestre 2006 ».

[source – yahoo.com] (AFP)