Meeting européen du PS : « le courage de travailler tous ensemble »

Joschka Fischer, ministre des Affaires étrangères allemand, a exhorté mercredi à Paris les Européens à avoir « le courage de travailler tous ensemble pour plus de justice sociale », lors d’un meeting pour le oui organisé par le PS en présence d’une vingtaine d’invités européens.

« Ni socialiste, ni social-démocrate », M. Fischer était venu apporter le soutien des Grünen aux socialistes français. « Certes nous avons tous des problèmes dans cette Europe », a-t-il reconnu, mais « nous devons avoir le courage de travailler tous ensemble, avec les syndicats, pour plus de justice sociale ». « Le 29 mai, la France prendra une décision qui concerne toute l’Europe », a-t-il lancé : « c’est pourquoi nous avons besoin de votre oui clair et net ».

Ancien président du Portugal et figure historique du Parti socialiste européen, Mario Soarès a souligné « le geste formidable qu’a été l’aventure européenne » et affirmé que « l’Europe est un point d’équilibre irremplaçable dans le monde ».

S’adressant aux « gens de gauche » qui militent pour le non, Elio di Rupo, président du PS belge, a défini la Constitution européenne comme « une boîte à outils ». « Ce traité n’est pas la dernière merveille du monde », a-t-il reconnu, mais « tout va dépendre des maçons » et « pas de la boîte ».

A « nos amis européens », Dominique Strauss-Kahn a assuré que « le oui l’emportera par le soutien que vous nous avez apporté ». Et ce sera « notre fierté que le soir du 29 mai, la France, pays fondateur de l’Europe, en reste l’un des moteurs », a-t-il déclaré.

Le tout nouveau Premier ministre tchèque Jiri Paroubek a apporté sa « toute petite et modeste contribution pour le oui français ». Pour lui, la Constitution permettra une Europe « plus démocratique, plus forte et plus efficace ». « Je crois que toute l’Europe aura raison de faire la fête le 30 mai », a-t-il ajouté.

L’ancien Premier ministre grec Kostas Simitis s’en est pris aux partisans socialistes pour le non qui « affaiblissent toutes les forces qui s’opposent au libéralisme ». « Le non va interrompre le processus » de construction de l’Europe qui a déjà permis « plus de justice sociale et des inégalités réduites », a-t-il affirmé, ajoutant : « pour nous tous, il est d’une importance fondamentale que la France demeure un pionnier de l’Europe ».

[source – yahoo.com] (AFP)