La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a indiqué mercredi que les éléments d’information en sa possession ne lui permettent pas « de suspecter un sous-marin d’être à l’origine » du naufrage du chalutier breton « Bugaled Breizh » le 15 janvier 2004, hypothèse avancée mi-avril par « Le Point » et France-3.
« Le choc de collision entre un chalutier du type du ‘Bugaled Breizh’ et un sous-marin ne passe pas inaperçu et soyez persuadés qu’il est de l’éthique de toutes les marines de dire tout ce qu’elles savent s’il y a un incident de ce type. En aucun cas, elles ne le cacheraient », a-t-elle affirmé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. « Aucune information en ma possession ne me permet donc de suspecter un sous-marin d’être à l’origine de ce drame ».
Selon une enquête du « Point » et de l’émission de France-3 « Pièces à conviction », deux sous-marins néerlandais et britannique participaient à un exercice sous-marin sur la zone du naufrage le 15 janvier 2004. « Le lendemain du naufrage », écrivait « Le Point » mi-avril, « un sous-marin d’attaque nucléaire britannique, le ‘Turbulent’, est rentré au port de Devenport pour réparer une avarie » dont la nature reste inconnue. La Marine britannique « jure que le 15 janvier, le ‘Turbulent’ est resté accosté à Devenport », ajoutait l’hebdomadaire.
« En ce qui concerne l’exercice interallié qui mettait en cause trois sous-marins, les autorités britanniques ont communiqué les positions du sous-marin anglais et finlandais et les autorités françaises ont communiqué les positions du sous-marin français dès que ça a été demandé », a indiqué mercredi la ministre de la Défense.
« Les autorités britanniques ont également été amenées à communiquer les positions de tous les navires et de tous les sous-marins à la mer le 15 janvier dans les zones concernées, y compris ceux qui participaient à un exercice britannique lui-même, et donc en-dehors de l’exercice interallié », a-t-elle poursuivi. Si les autorités britanniques « n’ont pas communiqué la position d’un autre sous-marin, le ‘Turbulent’, c’est que celui-ci n’était pas le 15 à la mer. Il n’est parti que le 16 au matin et il est rentré le 16 au soir à la suite d’incidents techniques ».
« Je souhaite ardemment que l’enquête aboutisse et le plus rapidement », a conclu Michèle Alliot-Marie. « Soyez assurés que le ministère de la Défense apporte et apportera tout son soutien et toute son aide pour éclaircir cette affaire ».
[source – yahoo.com] AP
