La cybercriminalité en chiffres

Avec 59.964 faits enregistrés en 2004, le nombre de délits ressortant de la cybercriminalité a baissé de 8,77% par rapport à 2003 où l’on en enregistrait 65.221, selon les statistiques de police et de gendarmerie.

Toutefois, ces statistiques établies par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) ne « sont pas exhaustives », reconnaît l’Office.

L’outil statistique » n’est pas toujours adapté et ne tient évidemment pas compte du +chiffre noir+ des infractions commises mais non signalées par les victimes elles-mêmes », a relevé mercredi le ministre de l’Economie Thierry Breton lors d’une conférence de presse au ministère de l’Intérieur.

Il venait de remettre à Dominique de Villepin le rapport sur la cybercriminalité que celui-ci lui avait confié en juillet 2004.

Sur les 59.964 faits enregistrés en 2004 par l’Office, les plus nombreux (49.914, soit 83,24% de l’ensemble), concernaient la falsification et l’usage de cartes de crédits, en diminution de 0,45% par rapport à 2003.

Viennent ensuite 8.470 escroqueries par utilisation de numéro de cartes bancaires (14,13% de l’ensemble), en diminution de 30,65%.

Dans l’ordre décroissant, les autres infractions concernent:

Diffusion d’images de pédopornographie sur Internet 576 + 24,14%
Incitation à la haine raciale, antisémitisme, diffamation, négationnisme sur Internet 333 + 113,46%
Atteintes aux systèmes (piratages) 285 + 12,00%
Contrefaçons de logiciels 268 + 91,43%
Diffusion de programmes informatiques permettant de fabriquer de fausses cartes bancaires 64 – 91%
Infractions informatique et liberté 54 + 45,95%

[source – yahoo.com] (AFP)