Breizh Mobile lance la téléphonie mobile des régions

Le nouvel entrant ne couvrira que cinq départements : les Côtes d’Armor, le Finistère, l’Ille et Vilaine, la Loire-Atlantique et le Morbihan. Opérateur virtuel, il achète minutes et SMS à Orange.

Les Bretons vont pouvoir téléphoner moins cher depuis leurs téléphones portables. C’est du moins ce qu’affirme The Phone House. Moins d’une semaine après l’arrivée sur le marché de Debitel , le distributeur spécialisé lance à son tour Breizh Mobile, un nouvel opérateur alternatif de téléphonie mobile avec pour particularité une sphère d’influence se limitant à cinq départements de l’Ouest : les Côtes d’Armor, le Finistère, l’Ille et Vilaine, la Loire-Atlantique et le Morbihan.

En fait, Breizh Mobile n’a rien d’une revendication identitaire. C’est une marque commerciale détenue par O.M.E.R (Opérateur mobile régional) Télécom, une filiale de The Phone House. « Nous voulons devenir le France 3 du téléphone mobile (…), mais aussi réaliser sur ce marché ce que des low cost comme EasyJet ou Ryan Air on réussit dans le domaine de l’aérien », affirme le directeur général Europe de The Phone House, Geoffroy Roux de Bézieux.

Le secret de fabrication de Breizh Mobile ? Aucune structure physique, ni antennes, ni relais, mais l’achat au tarif de gros de minutes de communication et de SMS auprès d’Orange, filiale de France Télécom, à un prix qui reste secret.

Pour la France, Carphone Warehouse (maison-mère de The Phone House), qui a déjà lancé en 2000 un opérateur de téléphonie virtuel (MVNO) au Royaume-Uni, mise avec sa filiale sur une implantation régionale. D’ici à trois ans, les MVNO lancés par The Phone House devraient couvrir 65 % de la population française soit 42 millions de personnes.

Premier marché attaqué : celui de la carte prépayée

La cible de ces nouveaux opérateurs ? Les 3 à 4 millions de Français qui ignorent encore l’usage du téléphone mobile. Un marché sur lequel The Phone House souhaite s’imposer en pratiquant des prix agressifs, notamment sur le segment de la carte prépayée, le seul qu’il attaquera initialement. A titre d’exemple, pour son offre de lancement, valable jusqu’au 31 octobre, Breizh Mobile propose la minute de communication à partir d’un mobile au prix de 28 centimes d’euro, contre 45 à 50 centimes d’euro chez les autres opérateurs.

Dès la rentrée, Breizh Mobile commercialisera aussi de petits forfaits et des packs téléphones. L’ensemble sera disponible dans les points de vente The Phone House, en vente directe sur Internet, ainsi que dans plusieurs réseaux de revendeurs, précise Geoffroy Roux de Bézieux. Un accord de partenariat est par ailleurs en cours de négociation avec le groupe Ouest France .

The Phone House a de grandes ambitions pour Breizh Mobile. Taxé « d’opérateur alibi » , par certains de ses détracteurs, Geoffroy Roux de Bézieux se contente de donner le chiffre des investissements publicitaires consacré au lancement en Bretagne de Breizh Mobile : 2 millions d’euros. Un plan média qui s’il concernait la France entière, représenterait une enveloppement de 40 millions d’euros.

Des tarifs attractifs

Chez Breizh Mobile, la carte SIM prépayée rechargeable et sans engagement coûte aujourd’hui 15 euros (offre de lancement). Parmi les services offerts : la présentation du numéro, le double appel et la messagerie vocale.

L’achat de la carte SIM donne droit à un crédit de 5 euros de communication. Les appels sont facturés 28 centimes d’euros la minute et les SMS, 10 centimes d’euros (à comparer aux 9 centimes chez Debitel, mais aussi aux 13 à 15 centimes pratiqués chez les opérateurs classiques). Des tarifs promotionnels, donc amenés à changer.

Il existe pour l’instant deux types de recharge. A 10 euros (valable deux mois pour 35 minutes de communication) et à 25 euros (pour 1h29 minutes de communication). Une fois épuisé son crédit de communication, la personne peut néanmoins être appelée sur son numéro personnel pendant huit mois.

[source – 01net.com] Philippe Crouzillacq