Le président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, a profité de son point de presse mensuel pour affirmer n’être «absolument pas d’accord» avec le projet du gouvernement sur la réforme du dialogue social. «Nous n’allons pas prendre les dispositions sur la généralisation des accords majoritaires sans la contrepartie qui a été négociée et acceptée qui est la généralisation de la possibilité de négocier en entreprise», a lancé le patron des patrons en se prenant aux «aléas» et «faiblesses» de «l’approche politique».
Evoquant la «position commune» sur le dialogue social signée en juillet 2001 par l’ensemble des partenaires sociaux, à l’exception de la CGT, Ernest-Antoine Seillière a assuré vouloir «rapprocher le dialogue social de l’entreprise et pour cela mettre en place des accords majoritaires. Mais les deux vont ensemble et il semble bien que le gouvernement, lui, s’intéresse à l’accord majoritaire mais oublie l’accord en entreprise».
Cette position intervient alors que le ministre des Affaires sociales, François Fillon, doit présenter mardi après-midi une version a priori définitive de son texte qui introduit le principe de l’accord majoritaire et modifie l’articulation entre les différents niveaux de négociation sociale.
[source – yahoo.com] lesechos.fr
