Sur les 151 millions de gadgets annoncés comme compatibles USB 2.0, disponibles en 2003, combien sont réellement ‘hi-speed’ ? Certains fabricants jouent sur les mots, et trompent les consommateurs !
Introduit en 1996 -développé par les poids lourds de l’informatique Intel, Microsoft, HP (Compaq à l’époque), Agere, Nec et Philips- l’interface d’entrée/sortie USB remplace avantageusement les ports parallèle et série qui font aujourd’hui office de dinosaures des communications entre l’ordinateur et une myriade de périphériques.
La version originale à 1,5Mbps a rapidement cédé la place au modèle 1.1 et à ses 12Mpps, avant l’apparition en 2001 de l’USB 2.0 à 480Mbps. A chaque version correspond une appellation officielle, ‘low speed USB’ pour la version originale, ‘full speed USB’ pour la 1.1 et ‘hi-speed USB’ pour la 2.0.
Cependant, certains fabricants jouent la confusion en apposant le label USB 2.0 à des périphériques qui ne supportent pas la vitesse de transfert à 480Mbps. Les claviers USB, par exemple, ne nécessitent qu’une vitesse de transfert de 1,5Mbps, ce qui les place sous la norme originale USB.
La plupart des ordinateurs conçus avant 2002 ne sont équipés que de ports USB 1.1. De même, la plupart des imprimantes, pourtant annoncées USB 2.0, disposent d’une vitesse sensiblement inférieure à la vitesse nominale du port. La compatibilité verticale des ports USB autorise-t-elle cette information… éloignée de la réalité ?
Les périphériques qui exploitent réellement la vitesse de 480Mbps de l’USB 2.0 sont encore peu nombreux, mis à part les disques durs récents et les graveurs de CD. A force d’affirmer que USB 2.0 signifie ‘plus rapide’, certains fabricants exploitent cet unique message, sans relativiser des vitesses réelles d’usage de leurs accessoires !
[source – Silicon.fr] Yves Grandmontagne
