Alstom: Bruxelles refuse la prise de participation immédiate de l’Etat

Le commissaire européen chargé de la Concurrence, Mario Monti, refuse que l’Etat français participe à une augmentation de capital d’Alstom avant que la Commission n’ait terminé son enquête qui devrait prendre plusieurs mois, a déclaré mardi un porte-parole du commissaire

La seule issue » pour venir rapidement au secours d’Alstom « est de transformer des mesures permanentes (comme l’entrée dans le capital ou un prêt à long terme) en mesures transitoires (prêt à court terme) qui ne constitueraient pas un fait accompli », a déclaré le porte-parole Tilman Lueder.

La Commission peut valider « dans un bref délai » ces mesures transitoires, a expliqué M. Lueder, qui a toutefois refusé de préciser le montant sur lequel elles pourraient porter.

L’augmentation de capital d’Alstom devait en principe être approuvée à la fin du mois de septembre.

Le porte-parole du commissaire Monti a répété que la France avait jusqu’à la fin de la semaine pour approuver le principe de mesures transitoires et en proposer les modalités. Le ministre français des Finances Francis Mer et le commissaire pourraient se rencontrer en fin de semaine à Stresa (nord de l’Italie) à l’occasion d’une réunion informelle des ministres de l’UE.

En cas de refus de la France, M. Monti pourrait proposer dès la semaine prochaine à ses collègues de suspendre l’application des mesures d’aides prévues pour Alstom.

Le plan de sauvetage d’Alstom, négocié début août par l’Etat français et de nombreuses banques, s’élève à 2,8 milliards d’euros.

Dans le cadre de ce plan, l’Etat avait prévu de devenir le principal actionnaire (31,5%) d’Alstom, en participant à hauteur de 50% à une augmentation de 600 millions d’euros du capital de l’entreprise, et en lui octroyant des prêts et des garanties d’emprunts.

[source – yahoo.com] (AFP)