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François Bayrou a chiffré jeudi soir son programme présidentiel à "20 milliards à peu près"

, par Fanch

François Bayrou a chiffré jeudi soir son programme présidentiel à "20 milliards à peu près", un coût "entièrement équilibré par des économies".

C’est "20 milliards à peu près, entièrement équilibrés par des économies", a déclaré M. Bayrou sur France 2, lors de l’émission "A vous de juger".

Le candidat UDF à la présidentielle a précisé que le député de la Marne Charles de Courson, spécialiste des questions économiques à l’UDF, présenterait à la presse "dans les premiers jours de mars, l’intégralité du financement et du coût de ce programme".

M. Bayrou doit exposer son programme dans un livre à paraître fin février ou début mars chez Plon.

Il a précisé que sa proposition de permettre à toutes les entreprises de créer deux emplois sans charges (sauf 10% pour les retraites) coûterait "6 milliards d’euros".

Il a par ailleurs estimé qu’il fallait demander à Total de réinvestir ses profits dans la recherche, notamment pour l’après-pétrole, estimant que cette entreprise ne mérite pas le "matraquage".

Interrogé sur l’opportunité d’une taxe exceptionnelle des superprofits du pétrolier, le président de l’UDF a observé que "les salariés de Total se considèrent comme convenablement traités".

"On n’a pas tant, en France, d’entreprises qui réussissent à aller gagner de l’argent à l’étranger pour le ramener chez nous, pour mettre leurs centres de décision et leurs centres de recherche et beaucoup de leurs emplois de cadres chez nous...

Il me semble que cela ne vaut pas matraquage", a observé le député des Pyrénées-Atlantiques.

François Bayrou s’est déclaré jeudi favorable à une "suppression des cautions" pour les locations de logements, et a plaidé pour leur remplacement par "des assurances mutuelles".

Les cautions sont le "cauchemar des familles, surtout celles qui n’ont pas beaucoup de moyens", a déclaré sur France 2 le candidat UDF à la présidentielle.

"Il va falloir faire un gros effort, un plan logement de grande ampleur, sur plusieurs années, à la fois pour construire et favoriser la création d’entreprises", a-t-il conclu.

Le Premier ministre que choisirait François Bayrou s’il était élu président de la République ne serait pas forcément un centriste, a déclaré jeudi soir le candidat UDF à la présidentielle.

Fanch