{"id":3010,"date":"2004-02-11T15:44:33","date_gmt":"2004-02-11T14:44:33","guid":{"rendered":"https:\/\/destinationcyber.com\/?p=3010"},"modified":"2004-02-11T15:44:33","modified_gmt":"2004-02-11T14:44:33","slug":"red-hat-sera-t-il-le-prochain-geant-du-logiciel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/destinationcyber.com\/?p=3010","title":{"rendered":"Red Hat sera-t-il le prochain g\u00e9ant du logiciel ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La nouvelle strat\u00e9gie de l&rsquo;\u00e9diteur ressemble comme deux gouttes d&rsquo;eau \u00e0 celle qui a garanti, en son temps, la r\u00e9ussite de Microsoft. L&rsquo;ouverture du code source en plus.\n<\/p>\n<p>Num\u00e9ro un mondial sur son march\u00e9 avec 69 % des serveurs et 25 % des postes clients Linux d\u00e9ploy\u00e9s, Red Hat sera-t-il, \u00e0 terme, le nouveau g\u00e9ant du logiciel, principal concurrent de Microsoft, d&rsquo;IBM et d&rsquo;Oracle ? Il y a fort \u00e0 parier. <\/p>\n<p>Depuis sa cr\u00e9ation, Red Hat ne vend pas de logiciels, mais du support sur des logiciels au code source ouvert. Subtile, cette nuance se retrouve dans son mode de tarification, qui fluctue en fonction du niveau et de la dur\u00e9e du support demand\u00e9 par l&rsquo;entreprise sur un logiciel open source donn\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;une des rares diff\u00e9rences avec Microsoft, son principal concurrent propri\u00e9taire, avec lequel il partage la m\u00eame strat\u00e9gie de verrouillage de la base install\u00e9e et le m\u00eame succ\u00e8s dans les partenariats avec les constructeurs. D&rsquo;ailleurs, \u00ab la majorit\u00e9 des acteurs de l&rsquo;open source consid\u00e8re Red Hat comme le Microsoft du libre \u00bb, note le responsable technique de l&rsquo;une des premi\u00e8res SSLL (soci\u00e9t\u00e9 de services en logiciel libre) fran\u00e7aises. <\/p>\n<p>Red Hat en situation de quasi-monopole ?<\/p>\n<p>Pour parvenir \u00e0 accumuler pr\u00e8s de 300 millions de dollars de tr\u00e9sorerie et \u00e0 r\u00e9aliser un chiffre d&rsquo;affaires de quelque 100 millions de dollars entre 2002 et 2003 (dont 60 % en support), Red Hat a \u00e9pur\u00e9 ses diff\u00e9rentes distributions. Si bien que, pour couvrir tous leurs besoins, les entreprises doivent acqu\u00e9rir d&rsquo;autres logiciels certifi\u00e9s Red Hat. La dizaine disponible en option sera bient\u00f4t compl\u00e9t\u00e9e par de nouvelles briques &#8211; un serveur d&rsquo;applications bas\u00e9 sur Jonas d&rsquo;Objectweb, des outils de s\u00e9curit\u00e9, etc. \u00ab Le travail de f\u00e9d\u00e9ration des nombreuses briques logicielles de plus haut niveau produites par la communaut\u00e9 reste \u00e0 faire. C&rsquo;est l\u00e0 que nous intervenons \u00bb, synth\u00e9tise Franz Meyer, directeur France de Red Hat. <\/p>\n<p>Seulement, au contraire de ses concurrents \u00ab propri\u00e9taires \u00bb , Red Hat se contente de packager des logiciels gratuits et d&rsquo;assurer leur support. A plus de 3 000 euros par an le SGBD PostgreSQL 7.1, la marge potentielle de l&rsquo;\u00e9diteur est importante. D&rsquo;autant que Red Hat a r\u00e9ussi \u00e0 imposer son Enterprise Server comme la seule distribution Linux propos\u00e9e par d\u00e9faut, en alternative \u00e0 Windows, sur les serveurs IBM, HP, Dell, etc. Red Hat a \u00e9galement nou\u00e9 des alliances avec IBM, Oracle, Veritas et de nombreux \u00e9diteurs ind\u00e9pendants. Il dispose en outre d&rsquo;un programme de certification et de son propre magazine, Red Hat Magazine. Bref, la machine de guerre de Red Hat fonctionne \u00e0 plein r\u00e9gime. <\/p>\n<p>Trop, peut-\u00eatre. \u00ab A la suite de l&rsquo;abandon de sa distribution gratuite, nous n&rsquo;avons plus acc\u00e8s aux mises \u00e0 jour de s\u00e9curit\u00e9. Or, nous venions juste de d\u00e9ployer trois mille trois cents postes chez Europcar, et allons devoir recommencer avec une autre distribution. On est loin de la promesse d&rsquo;un cycle de vie du produit stable sur cinq ans&#8230; \u00bb, d\u00e9plore Jacky Pires, responsable commercial d&rsquo;Easter-Eggs. Face \u00e0 cette \u00ab prise d&rsquo;otages \u00bb , la SSLL privil\u00e9giera certainement une distribution Debian, dont l&rsquo;\u00e9volution ne d\u00e9pend pas de la strat\u00e9gie commerciale d&rsquo;un \u00e9diteur, mais bien des besoins de sa communaut\u00e9 d&rsquo;utilisateurs. <\/p>\n<p>Sans le rachat de Suse (num\u00e9ro deux sur le march\u00e9 grand public apr\u00e8s Mandrake) par Novell, Red Hat serait quasiment seul, en situation de monopole, sur son march\u00e9. D\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent au capital de Red Hat, IBM investira 50 millions de dollars en bons convertibles en actions Novell. A condition que la reprise de Suse aboutisse. La peur du monopole ? <\/p>\n<p>Strat\u00e9gie : un train d&rsquo;acquisitions pr\u00e9vu pour 2004 <\/p>\n<p>L&rsquo;app\u00e9tit de Red Hat semble sans limites. La compagnie vient d&rsquo;\u00e9mettre un emprunt obligataire convertible en actions d&rsquo;un montant de 400 millions de dollars. Objectif : financer son d\u00e9veloppement international et, surtout, se donner les moyens d&rsquo;acqu\u00e9rir des sp\u00e9cialistes dont les technologies pourront se greffer sur son programme Open Source Architecture. A l&rsquo;image, par exemple, de Sistina Software, \u00e9diteur d&rsquo;outils de gestion de stockage &#8211; syst\u00e8me de fichiers et gestionnaire de volumes logiques, entre autres -, acquis pour une trentaine de millions de dollars en d\u00e9cembre dernier. Le pari de Red Hat semble en bonne voie d&rsquo;\u00eatre gagn\u00e9 : moins d&rsquo;une semaine apr\u00e8s son lancement, l&rsquo;offre aurait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 sursouscrite. <\/p>\n<p>[source &#8211; 01net.com]&nbsp;Fr\u00e9d\u00e9ric Bordage<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La nouvelle strat\u00e9gie de l&rsquo;\u00e9diteur ressemble comme deux gouttes d&rsquo;eau \u00e0 celle qui a garanti, en son temps, la r\u00e9ussite de Microsoft. 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