Le mensuel Entrevue, qui publie les photos dans sa dernière édition, affirme que deux de ses reporters ont introduit le mercredi 10 décembre dans l’enceinte de l’Assemblée « une réplique de pistolet en métal du SIG Sauer SP2022 », arme officielle de la police et de la gendarmerie.

Les reporters ont donc acheté une réplique en métal d’un 9 mm « dont la police, la gendarmerie et les douanes françaises se servent depuis 2003 », pour se rendre au palais Bourbon.
Et, contre toute attente, alors que toute personne doit passer par un détecteur de métaux et soumettre ses effets personnels au rayon X, ils ont réussi à entrer avec leur arme, sans être interpellés!
Cette faille de sécurité épatante, mais surtout très inquiétante pour les politiques qui s’y rendent régulièrement (et sont apparemment très peu protégés), prouve que l’action des journalistes, il y a 10 ans, n’a pas servi à grand chose.
Dans sa dernière édition, il raconte comment ses deux reporters ont franchi les portiques détecteurs de métaux et se sont installés dans la tribune de presse donnant sur l’hémicycle, au deuxième étage, puis dans la salle des Pas perdus, au rez-de-chaussée, où passent députés et journalistes.
Sans attendre les conclusions de l’enquête, les mesures de sécurité ont été renforcées au Palais-Bourbon, précise dans un communiqué le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
Contrairement au programme ordinaire, la séance de questions d’actualité avait été remplacée ce jour-là par une déclaration du gouvernement suivie d’un débat, avant la réunion du Conseil européen.
Fanch
