Devant la perspective d’une récession prolongée en zone euro, avec un recul du produit intérieur brut de 0,5% prévu en 2009, la Banque centrale européenne, a abaissé de 0,75 point de pourcentage à 2,50% son principal taux directeur, la plus forte réduction de son histoire.
« Cela fait une baisse de 1,75 point de pourcentage en deux mois.
Cela non plus, nous ne l’avions jamais fait auparavant », a souligné le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, pour qui la crise financière fait peser sur l’économie des incertitudes « exceptionnellement élevées ».
La décision de la BCE n’a cependant pas totalement satisfait les marchés qui espéraient pour certains une baisse plus importante, d’autant que la Banque d’Angleterre a opté pour une baisse d’un point de pourcentage, à 2%, revenant à un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 1951.
En France, le président Nicolas Sarkozy a dévoilé un plan de soutien à l’économie de 26 milliards d’euros, soit 1,3 point de PIB, une déclinaison du plan de 200 milliards d’euros souhaité pour l’UE par la Commission
européenne.
En France, le président Nicolas Sarkozy a dévoilé un plan de soutien à l’économie de 26 milliards d’euros, soit 1,3 point de PIB, une déclinaison du plan de 200 milliards d’euros souhaité pour l’UE par la Commission européenne.
Ce plan se traduira par 15,5 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en 2009, portant le déficit public à près de 4% du PIB, contre 3,1 prévus initialement.
Il prévoit des investissements publics à hauteur de 11,5 milliards d’euros, au profit de grands travaux d’infrastructures, comme les lignes TGV, ou des universités et la défense. Pour soutenir le secteur automobile, une « prime à la casse » de 1.000 euros sera versée en échange de l’achat d’un véhicule neuf peu polluant.
Un autre plan de relance a été annoncé en Argentine, où les pouvoirs publics veulent injecter près de 4 milliards de dollars dans l’économie sous forme d’incitations à la production agricole et industrielle.
Fanch
