Une petite entreprise française sur trois pourrait fermer avant la fin de l’année

Conséquence mécanique de la crise financière, les difficultés des entreprises, notamment des plus fragiles comme les très petites entreprises (TPE), s’intensifient.

Alors que 49% des dirigeants de TPE ont déjà vu leur activité sensiblement baisser du fait de la baisse du pouvoir d’achat des Français, ils sont 63% à anticiper de graves répercussions de la crise sur leur activité selon le baromètre Fiducial.

Des difficultés déjà perceptibles sur leur niveau de trésorerie.

En effet, l’indicateur de situation financière « c’est-à-dire le pourcentage d’entreprises constatant une amélioration de leur situation financière comparé au pourcentage de celles constatant une dégradation » plonge de -13 à -23 points en trois mois.

Dans ce contexte délicat, le moral des entrepreneurs plonge.

Ils sont maintenant 53% à être pessimistes.

Ils sont 29% à avoir peur de déposer le bilan dans l’année.

La situation de l’emploi pourrait empirer au quatrième trimestre à en juger les réponses des chefs d’entreprises, la création prévisionnelle d’emplois ressortant à -1.

« Peu de TPE ont été jusqu’à présent touchées par une restriction d’accès au crédit (12%). Cependant 36% redoutent de la subir, sachant que 750.000 TPE envisagent en 2009 de recourir à l’emprunt pour financer leurs investissements », observe Fiducial. Toutefois, ce soutien pourrait être plus difficile à obtenir à l’avenir, 37% des dirigeants de TPE craignant que leur banque leur coupe leurs crédits à tout moment.

Alors que 78% d’entre eux saluent la réinjection de 22 milliards d’euros de financement des PME via les banques, ils ne sont que 44% à considérer que ces dernières accorderont plus facilement des prêts au cours des prochains mois.

Fanch