La SNCF, qui propose déjà l’impression du billet à domicile, planche en effet sur un nouveau projet de paiement à distance de titres de transport.
Objectif : permettre aux usagers d’acheter leurs billets ou leurs abonnements par Internet et d’éviter, ainsi, les files d’attente qui encombrent les gares le 1er de chaque mois.
La SNCF envisage deux méthodes pour accéder à ce canal de vente.
La première, utiliser les cartes sans contact existantes et fournir à leur titulaire un lecteur de cartes à puce raccordable en USB sur un PC.
Une fois le lecteur connecté, l’usager peut se rendre sur le site Web du transporteur, choisir son titre, effectuer le paiement de manière sécurisée et charger en retour son titre électronique sur la carte.
Plus originale, la seconde méthode semble de surcroît plus légère pour les utilisateurs.
Finie la carte à puce, l’usager disposerait à la place d’une clé USB, également compatible avec la technologie sans contact déployée sur les réseaux de la SNCF, de la RATP et autres transporteurs.
Plus besoin de lecteur, il suffit de brancher la clé sur n’importe quel PC pour accéder au site du transporteur et s’acquitter de son titre.
C’est aussi la clé qui fait ensuite office de titre de transport et est reconnue comme tel par les portillons sans contact.
La SNCF a notamment travaillé avec des fabricants comme Gemalto ou Neoware sur ce projet de clé USB.
Le système a été testé cet été par des employés de la SNCF et devrait être expérimenté auprès du public d’ici à la fin de l’année.
Il reste à en connaître les modalités et le prix.
«Le modèle économique n’est pas encore défini», indique Joël Eppe, responsable du pôle Innovations et Technologies de SNCF Proximités.
On peut d’ailleurs envisager plusieurs modèles de clés, par exemple avec plus ou moins de mémoire de stockage.
Gratuit ou payant, ce n’est pas à la SNCF de trancher.
Les suites du projet sont en effet dans les mains des «autorités organisatrices de transport», autrement dit les conseils régionaux, qui gèrent la commercialisation des offres de transport de proximité en France.
A eux d’y associer ou non d’autres transporteurs, comme la RATP en Ile-de-France, pour que le «billet USB» fonctionne aussi bien dans les trains que dans les métros et les bus parisiens.
Nous venons seulement de terminer les spécifications standards de la billettique sur téléphones mobiles.
Fanch
