Cinquante jours par an (soit 1 200 heures), c’est le temps que les enfants passent désormais devant leur écran d’ordinateur à surfer sur Internet.
A ce compte-là, l’école avec ses 900 heures obligatoires fait pâle figure.
C’est le message qu’a voulu faire passer Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la Famille, cette semaine en visite à l’école primaire Hubert-Monnais de Lunéville (Meurthe-et-Moselle).
Un déplacement sur le terrain pour la présentation d’une toute nouvelle brochure — co-éditée par le secrétariat d’Etat à la Famille et le ministère de l’Education nationale — destinée à sensibiliser parents, enfants et enseignants sur les dangers du Web.
Tiré à 4,5 millions d’exemplaires, ce document est téléchargeable et est, entre autres, diffusé dans les écoles à l’occasion de cette rentrée 2008.
En huit conseils succincts mais extrêmement utiles, la brochure revient sur les fondamentaux de la protection de l’enfance en ligne.
Nous recevons souvent des plaintes concernant de la diffamation, du harcèlement ou des pop-up de sites pornographiques qui surgissent sur des sites destinés aux enfants.
Pour Nadine Morano, «Internet est fabuleux, mais Internet est dangereux».
A tel point que dans une récente interview accordée au Figaro.fr, la ministre se prononce, «à titre personnel», pour la mise en place d’une «police internationale de la Toile», afin de protéger les enfants de sites aux contenus dangereux diffusant des images à caractère pédopornographique.
Huit conseils à retenir
1. Parlez avec votre enfant de ses activités sur la Toile.
2. Activez le logiciel de contrôle parental sur chaque ordinateur de la maison.
3. Ne laissez pas les jeunes enfants seuls sur Internet.
4. Vérifiez que le jeu vidéo (ou en ligne) est adapté à l’âge de l’enfant.
5. Limitez le temps passé devant les écrans.
6. Limitez le nombre d’écrans individuels à la maison (moniteur, télé, téléphone, etc.). Leur multiplication peut nuire aux échanges familiaux.
7. Consultez les pages d’informations sur les risques présents sur le Net.
8. Signalez les images et propos pédopornographiques.
Fanch
