Tandis que la France prépare son plan antipiratage depuis plus d’un an, la Grande-Bretagne passe déjà à l’action.
Les six principaux fournisseurs d’accès à Internet britanniques ont signé un accord avec les représentants de l’industrie du disque, la British Phonographic Industry, et du cinéma, la Motion Picture Association, pour tester la méthode la plus soft de l’arsenal antipiratage : l’envoi de lettres d’avertissement aux internautes soupçonnés de téléchargement illégal.
Un accord interprofessionnel qui évite pour le moment de recourir à la loi.
Pendant trois mois, les FAI BT, Carphone Warehouse, Orange, Sky, Tiscali et Virgin Media vont envoyer chacun un millier de lettres par semaine aux pirates présumés.
De leur côté, les ayants droit s’engagent à faire un effort sur le développement de services de téléchargement légal attrayants et disponibles «dans une large palette de formats».
Le gouvernement britannique a d’ores et déjà lancé une consultation publique pour discuter des différentes options répressives qui pourraient faire l’objet d’une loi.
Parmi elles, on trouve le filtrage des connexions des contrevenants, la réduction de leur débit, le marquage des contenus légaux ou la coupure de l’accès à Internet, cette dernière étant promue par la France.
Alors que le gouvernement français mise sur la riposte graduée, outre-Manche, c’est la méthode que l’on souhaite graduer.
Fanch
