Cinefox tombe à cause d’un document diffusé par un concurrent en août 2007

Les policiers de la BCRCIA (1) ont arrêté trois hommes à Béziers, Strasbourg et Lyon, à la tête d’un très célèbre groupe francophone pourvoyeur de copies de films piratés en ligne, baptisé «Cinefox».

Un nom de la scène «warez» que les internautes adeptes du téléchargement illicite de longs métrages ont sans doute déjà croisé, Cinefox alimentant depuis longtemps les forums fournissant des contenus piratés, les sites de P2P, etc.

Ces derniers sont donc désormais privés d’une de leurs sources.

L’arrestation de ces trois personnes, qui administraient les serveurs de ce groupe, découle d’une plainte de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa).

Cette «team», que les policiers traquaient depuis près d’un an, aurait produit et diffusé des centaines de films contrefaits depuis plusieurs années.

Cinefox avait, par exemple, été le premier à rendre disponibles des copies françaises de Xmen 3, Jumper, 10 000 B.C. ou encore Mission Impossible 3.

Les membres œuvraient aussi sous d’autres noms (GeT) afin d’étendre leur «business».

«Nous sommes dans un véritable cas de bande organisée avec des ramifications à l’échelle mondiale», ajoute-t-il.

Des dizaines de serveurs en France, aux Pays-bas sont concernés, contenant des milliers de giga-octets de données contrefaites.

Le principal moteur de ces groupes est clairement l’argent.

Un groupe comme Cinefox se rémunère de différentes façons, en louant des accès à ses serveurs où sont stockés ses contenus piratés (faits maison ou récupérés auprès d’autres teams) ou en revendant ses fichiers à des sites ou forums, comme Oleoo.

Ces derniers gagnent de l’argent avec de la publicité ou en «commercialisant» des services premium à leurs membres (téléchargement immédiat des nouveautés).

Toute cette économie souterraine et illégale génère de l’argent…

et engendre des coups tordus entre les différentes «teams».

La concurrence semble être sans pitié sur le réseau des réseaux.

Les coups bas sont légion, en voici encore une belle preuve!

Cinefox serait en effet tombé à cause d’un document diffusé par un concurrent en août 2007, un fichier texte donnant des informations sur les contrefacteurs : les serveurs, les IP, les pseudos des pirates et de leurs complices…

Fanch