Sale temps pour le Wi-Fi

Début avril, la Bibliothèque nationale de France, à Paris, décidait de ne pas connecter en Wi-Fi à Internet ses salles de lecture comme elle le prévoyait.

Officiellement pour des raisons techniques, mais selon la Fédération syndicale unitaire (FSU), il s’agissait surtout d’appliquer le principe de précaution face aux risques engendrés par le rayonnement électromagnétique.

Aujourd’hui, c’est au tour de la bibliothèque universitaire Sainte-Geneviève, toujours à Paris, dans le cinquième arrondissement, de mettre un coup d’arrêt au Wi-Fi dans ses locaux.

Le 16 mai dernier, selon la FSU, l’établissement a décidé de débrancher ses bornes, en vertu d’un moratoire sur le Wi-Fi adopté le 18 octobre 2007 par le Comité d’hygiène et de sécurité de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

Cette décision fait suite à l’exercice par un employé de l’établissement de son droit de retrait.

C’est ce même risque de surexposition non mesuré au préalable qui fait aujourd’hui s’alarmer les associations Agir pour l’Environnement et Priartem concernant les connexions Wi-Fi proposées dans le train à grande vitesse international Thalys depuis la semaine dernière.

Les deux associations, qui militent depuis longtemps contre la multiplication des sources de rayonnement électromagnétique (liées à l’Internet sans fil mais aussi à la téléphonie mobile), demandent à Thalys de ne pas étendre l’Internet sans fil à l’ensemble de ses rames et de ses wagons et de réserver des espaces sans bornes pour les voyageurs qui souhaiteraient éviter une quelconque exposition.

Fanch