La grève des fonctionnaires pour les salaires et l’emploi, à l’appel de la quasi-totalité de leurs syndicats, était moins suivie jeudi que lors d’une précédente journée d’action le 20 novembre, hormis dans l’Education nationale où le mouvement rencontrait un succès comparable.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d’État (2,5 millions d’agents sur 5 millions de fonctionnaires), contre un peu plus de 30% à la mi-journée le 20, sur les mêmes mots d’ordre.
Dans la fonction publique territoriale, 7% des agents étaient en grève à la mi-journée et dans les hôpitaux publics, la direction faisait état d’un taux de grévistes de 11,7% à midi.
M. Woerth n’a toutefois avancé aucun chiffre, réaffirmant sa volonté de mettre en place un mécanisme individuel de garantie du pouvoir d’achat, avec d’autres critères que le point d’indice.
La FSU, principale fédération d’enseignants, a avancé quant à elle une moyenne 55% de grévistes dans les collèges et lycées (58% le 20).
Un sondage de l’institut BVA, a fait état du « soutien d’une très large majorité de Français (57%) au mouvement social des fonctionnaires », ce qui constitue « une première pour un mouvement social depuis l’élection de Nicolas Sarkozy », selon l’institut.
Des manifestations ont commencé dans la matinée et en début d’après-midi en province comme à Caen, Strasbourg, Le Havre, Le Mans, Nantes ou Nice.
Pour les syndicats, l’objectif affiché est d’atteindre au moins le niveau du 20 novembre: entre 350.000 (police) à 700.000 (CGT) manifestants.
Quelques salariés du privé – General motors et Bugatti à Strasbourg ou Airbus à Saint-Nazaire – se sont parfois mêlés aux cortèges, à l’appel de FO, la CFTC et Solidaires.
En marge du mouvement des fonctionnaires, à France 2, où les salariés étaient appelés à faire grève pour demander le retrait des chantiers de réforme de France Télévisions, le journal télévisé de la mi-journée a été supprimé.
Fanch
