Nintendo décide de passer à l’offensive contre les pirates

Dopé par le bouche à oreille et Internet, le commerce des accessoires qui permettent de faire tourner des copies de jeux illégales sur la Wii et la Nintendo DS a pris de l’ampleur.

Si Nintendo se contentait jusqu’à présent de mettre en garde les pirates, il a décidé de passer à l’offensive.

En octobre dernier, le fabricant nippon a obtenu de la Cour supérieure de Hong Kong la saisie de dix mille de ces accessoires (des cartouches vierges pour DS et des puces pour Wii) appartenant à un des principaux revendeurs de ces produits en Europe, qui se révèle être un groupe international français.

L’affaire est toujours en cours mais, selon nos informations, la société incriminée a décidé d’arrêter dès le début de 2008, la distribution de ces accessoires.

La société poursuivie est une grosse PME (elle réalise un chiffre d’affaires de plus de 20 millions d’euros) qui distribue par ailleurs d’autres produits plus classiques (accessoires, périphériques et connectique pour consoles de jeux et PC).

Il suffit de télécharger une copie d’un jeu sur un site pirate, puis de le transférer sur la cartouche vierge comme on copie un fichier sur une clé USB.

La DS (déjà 35 millions d’exemplaires dans le monde) vient de battre le record de ventes en une semaine, jusqu’ici détenu par la Game Boy Advanced (654 000 DS vendues du 18 au 24 novembre).

Les cartouches ne servent pas qu’au piratage.

Pour un fabricant de consoles, les recours les plus efficaces viendraient des lois protégeant la contrefaçon.

Fanch