Un rapport interne rédigé par les services de police, mettrait en évidence d’importantes « erreurs de mesure » de la part des cinémomètres mobiles et fixes

Un rapport interne rédigé par les services de police, de gendarmerie et de métrologie mettrait en évidence d’importantes «erreurs de mesure» de la part des cinémomètres mobiles et fixes.

Si le manque de fiabilité des radars y est évident, nous exigerons la nomination d’une commission d’enquête parlementaire, ainsi qu’un moratoire sur les PV, jusqu’à ce que tous les radars aient été vérifiés souligne Chritian Scholly, juriste de l’Automobile Club.

La note interne dévoilée par AutoPlus ne remet pas en cause le matériel, mais la procédure d’installation des radars embarqués et fixes.

Pour qu’une mesure soit correcte, les agents de police doivent respecter un certain nombre de règles définies dans le cahier des charges du constructeur. Et encadrées par la loi. L’arrêté du 7 janvier 1991 précise ainsi que « l’installation des cinémomètres à poste fixe doit être réalisable au moyen d’un dispositif permettant d’ajuster l’angle de l’axe du lobe principal d’émission par rapport à l’axe de la route. Ce dispositif doit avoir une précision d’au moins un demi-degré d’angle ».

Cette exigence est primordiale. De la position du radar par rapport à la route dépend la justesse des mesures. Un seul degré d’écart peut majorer la prise de vitesse de 5 %. Or, le rapport pointe du doigt les lacunes des procédures d’installation : « Aucune attestation d’agent assermenté de l’Etat vise à prouver que […] l’angle de 25° prévu par le constructeur (…) est bien respecté. »

Selon AutoPlus, un radar positionné sur une autoroute limitée à 130 km/h, avec un positionnement de 22° par rapport à la route, se déclencherait dès 121 km/h (et non pas à 136 km/h comme le prévoit son seuil de déclenchement).

Reste à savoir si l’existence de cette note permettra aux automobilistes flashés d’entamer un recours devant les tribunaux pour contester leurs PV.

Fanch