Free sommé de lutter plus activement contre le piratage

C’est une mise en garde on ne peut plus claire. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 12 octobre, la ministre de la Culture et de la Communication demande à Free de «lutter plus activement contre le piratage».

Christine Albanel s’est entretenue à ce sujet, jeudi 11 octobre, avec Maxime Lombardini, le directeur général de Free.

La ministre de la Culture met plus particulièrement en cause le service de partage de fichiers «dl.free.fr», dont la dernière version a été lancée à la fin du mois de septembre.

Elle estime qu’il «permet aux internautes de télécharger anonymement et massivement des contenus pirates», et qu’il est de la responsabilité du FAI de tout mettre en oeuvre pour mettre fin à ces dérives.

Pour la ministre, l’engagement du fournisseur d’accès en la matière est un «prérequis essentiel», mais pas forcément inconditionnel, à l’examen de son dossier pour l’attribution d’une quatrième licence de téléphonie 3G.

Sans surprise, la Sacem s’est félicitée de la prise de position de Christine Albanel, mettant en cause l’attitude de Free alors que la Commission Olivennes doit proposer dans les prochaines semaines des solutions pour lutter contre le piratage et pour développer des offres légales (voir encadré).

C’est la première fois que le gouvernement pointe du doigt publiquement un fournisseur d’accès à Internet pour son manque d’engagement dans la lutte antipiratage.

Le fournisseur d’accès est le seul en France à permettre à ses abonnés un accès aux newsgroups binaires, largement détournés par les internautes pour échanger illégalement des films en quelques dizaines de minutes seulement.

Le 2 octobre dernier, les producteurs indépendants, regroupés au sein de la SPPF, et l’Association des producteurs de cinéma (APC) tiraient à boulets rouges sur le service, considéré comme une incitation au piratage.

Fanch