Trop vieux ou trop cher !

La quatorzième édition du salon Plein emploi high-tech s’est tenu mardi 9 octobre à Paris La Défense.

Manifestation bi-annuelle, ce classique salon de recrutement organisé par Delling Expo accueillait une cinquantaine d’exposants, SSII mais aussi grandes entreprises.

Les allées ont été parcourues par des candidats en quête de poste, dont deux-tiers de personnes expérimentés.

Car aujourd’hui, tout le problème est bien là : il faut pouvoir tenir la distance dans les métiers de l’informatique.

D’après Michèle Havelka, ex-directrice générale adjointe d’Unilog et fondatrice de l’association nationale des informaticiens de France (Anif), il est urgent de prendre en compte la longévité dans la gestion d’une carrière informatique.

Car le basculement de l’autre côté de la barrière, où vous êtes déclarés trop vieux ou trop cher, se fait extrêmement tôt!

Alors que les jeunes diplômés des filières high-tech décrochent leur premier emploi en moins d’un mois pour 50 % d’entre eux, la suite de leur carrière n’est pas aussi florissante.

L’Anif a été créée en janvier 2006 justement autour de la thématique de la prise en main par les informaticiens de leurs carrières.

Mais aussi pour démystifier les chiffres qui circulent sur le marché de l’emploi et en produire qui soient plus en phase avec la réalité.

Nous estimons pour notre part, qu’ils sont 75 000 à n’avoir pas de travail.

La demande actuelle porte en premier lieu sur les jeunes et ensuite sur les compétences et expertises non produites par les écoles.

Certaines compétences caracolent toujours en tête des recherches des recruteurs : comme les architectes techniques, fonctionnels ou SOA ; les consultants ERP ou encore les développeurs NTIC.