L’augmentation des contrats de travail aidés, financés en partie par l’argent public, a contribué à soutenir l’emploi avant les élections, mais la pérennité de ces contrats, utilisés notamment par le monde associatif, scolaire ou social, semble compromise.
Selon une note du ministère de l’Emploi du 10 août, au premier trimestre 2007, l’emploi dans l’ensemble de l’économie a enregistré une croissance estimée à +158.000 postes.
Cette performance, juste avant la présidentielle, tient d’abord à la « forte progression de l’emploi salarié marchand » (+108.000 postes) grâce notamment à un rebond sans précédent depuis sept ans de l’intérim (+60.000 postes), souligne la Direction recherche et statistiques du ministère (Dares).
Mais elle tient aussi au nombre de bénéficiaires de contrats aidés et de stages de formation qui a « fortement augmenté », selon la même source.
Fin mars, 238.000 chômeurs étaient en stage (+3.000 par rapport au 4e trimestre 2006) en données corrigées des variations saisonnières.
578.000 personnes, dont 401.000 apprentis, avaient un emploi aidé dans le cadre de la formation en alternance (+21.000).
Et 317.000 étaient salariés dans le cadre d’un contrat aidé du secteur non marchand (+27.000).
Ces contrats, appelés Contrat d’accompagnement dans l’Emploi (CAE) ou Contrat d’Avenir (CAV), permettent à une commune, une association, une école, une maison de retraite, d’embaucher un chômeur à temps partiel.
Le salaire de ces contrats aidés est pris en charge à 75% voire 90% par l’Etat, l’employeur largement exonéré de cotisations sociales.
Le contrat ne dure souvent qu’une année scolaire.
La droite avait tourné le dos à ce type de contrats, en supprimant les emplois jeunes après l’élection de 2002, avant d’opérer un virage à 180 degrés en réponse à une conjoncture très dégradée en 2004-2005.
La ministre de l’Economie et de l’Emploi, Christine Lagarde, a estimé en juillet que ceux-ci n’étaient « pas la panacée » et évoqué un « ajustement ».
Environ 400.000 entrées en contrats aidés étaient prévues cette année, dont 310.000 pour le secteur non marchand (associations, fondations..).
Fanch
