En marge des réseaux P2P, de nouvelles techniques d’échange de musique, tout aussi illégales, se développent

En marge des réseaux P2P, des techniques d’échange de musique, tout aussi illégales, se développent, via des blogs éphémères et une multitude de sites d’hébergement de gros fichiers comme Rapidshare.

Les réseaux peer-to-peer sont pris d’assaut par l’industrie musicale, et pas seulement en France où la SPPF (syndicat des producteurs indépendants) a assigné les éditeurs des logiciels Morpheus, Azureus et Shareaza en justice.

En Irlande, la Haute Cour de justice de Dublin vient de contraindre six fournisseurs d’accès à communiquer à l’IRMA (Irish Recorded Music Association), l’identité et les coordonnées de 23 abonnés convaincus de partage illégal de musique.

En Suède, une cour d’appel a confirmé la condamnation d’un internaute de 45 ans à une amende de 20.000 couronnes pour les mêmes motifs.

Aux États-Unis, enfin, l’opérateur de télécommunications et fournisseur d’accès AT&T’a commencé à collaborer la semaine dernière avec les studios de cinéma et les maisons de disques, pour développer des technologies de filtrage des contenus pirates.

Dans le même temps, de nouvelles pratiques d’échange se développent à grande vitesse qui font l’impasse sur les réseaux peer-to-peer.

À l’instar de Sakalsiz, opèrant sous ce pseudo depuis la Turquie, de plus en plus de passionnés de musique publient des liens sur des blogs, le plus souvent très éphémères.

Ils permettant de télécharger des albums entiers par l’intermédiaire de plates-formes d’hébergement et de transfert de gros fichiers comme Rapidshare, Badongo, 4FileHosting ou Megaupload.

Il alimente plusieurs blogs, personnels et collectifs, en chroniques de disques rares mis à disposition au format MP3 sur RapidShare, et en références très éclectiques de pop-rock, variété, jazz, opéra classique et musique électronique.

Certains, comme Tony, un informaticien de 47 ans basé en Floride, mettent à disposition, toujours via des sites de « one-click web hosting » comme Rapidshare, des collections entières de « bootlegs », ces enregistrements pirates de concerts des plus grands noms de la pop music qui circulaient déjà sous le manteau bien avant internet.

Le site Gravy Bread en recense et en chronique plusieurs centaines, dont certains peuvent être très pointus, comme Turtle’s 78 RPM, qui redonne vie, dans le format MP3, à des 78 tours de folk et de jazz des années 1900 à 1930.

Fanch