Le SMIC devrait augmenter de 2% au 1er juillet, contre 3,05% en 2006, pour atteindre 8,44 euros brut de l’heure, en raison d’une faible inflation, le président Sarkozy ayant affirmé ne pas vouloir donner de « coup de pouce », selon le quotidien Les Echos de jeudi.
La revalorisation annuelle du Smic, qui concerne plus de 2,5 millions de salariés (17% des salariés du privé), devrait être annoncée officiellement par le gouvernement devant la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) le 25 juin.
Pendant la campagne présidentielle, le président de la République Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’il ne souhaitait pas donner de « coup de pouce » au Smic le 1er juillet.
« Le coup de pouce, je le donnerai à tous les salaires, pas au Smic, qui concerne 17% des salariés. Ceux qui en proposent l’augmentation sont ceux qui se satisfont de la rigueur salariale et du tassement des grilles », avait dit M. Sarkozy le 28 mars dans une interview à L’Express.
Sans « coup de pouce », la hausse du Smic est « mécanique », elle est calculée chaque année à partir de l’évolution de plusieurs paramètres économiques, l’évolution de l’inflation sur l’année passée et le pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier.
En raison d’une inflation modérée constatée fin mai, souligne Les Echos, la hausse devrait être limitée à 2%.
Il est revalorisé chaque année par décret, avec effet le 1er juillet.
Fanch
