Le Wi-Fi français n’est plus expérimental

Pour faire décoller le Wi-Fi outdoor, l’Arcep, le régulateur des télécoms avait eu la bonne idée en 2002 d’offrir aux fournisseurs tentés par l’aventure un cadre expérimental dérogeant au régime général appliqué aux opérateurs de communications électroniques.

Traduction : des contraintes réglementaires et techniques très souples ont été proposées ainsi que l’absence de taxes.

Ce cadre a permis au Wi-Fi français de s’installer très rapidement.

L’utilisation de technologies RLAN dans les bandes 2,4 GHz et 5 GHz est libre mais soumise au strict respect des limitations de puissance, exprimées en p.i.r.e. (puissance isotrope rayonnée équivalente), souligne le régulateur.

Fixées au niveau européen, ces limitations ont précisément pour objet d’assurer techniquement la coexistence des applications en réduisant les risques d’interférences.

Par ailleurs, les opérateurs de services Wi-Fi payants, réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires annuel grâce à la vente de ces accès, seront soumis au paiement d’une taxe administrative.

Pour les opérateurs proposant des accès gratuits (la très grande majorité des hotspots outdoor déployés en France), cette taxe ne sera pas appliquée afin de « participer au dynamisme et à la diversité des nouveaux projets locaux de réseaux ouverts au public de type RLAN », explique l’Arcep.

Finalement, la sortie du cadre expérimental du Wi-Fi outdoor ne devrait pas changer grand chose pour les utilisateurs de réseaux gratuits.

Fanch