Les autorités de contrôle de la campagne et des sondages ont du souci à se faire sur le respect de la règle des 20 heures pour divulguer les premières estimations de résultats dimanche.
Blogueurs et médias étrangers ont déjà affirmé leur intention de passer outre cette reglementation et de publier sur leur site Internet les premiers chiffres dès 18 heures.
Le respect scrupuleux de l’embargo « s’impose naturellement à toutes les chaînes de télévision ou de radio mais aussi, notamment, à toute personne qui aurait recours à un procédé de communication au public par voie électronique », souligne un communiqué publié ce jeudi par la Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l’élection présidentielle et la Commission des sondages.
Les deux commissions insistent sur le fait que « la méconnaissance de ces prescriptions constitue une infraction pénale qui est susceptible (…) d’être punie d’une amende de 75 000 euros par infraction constatée » et ajoutent que « tout fait répréhensible sera immédiatement porté à la connaissance du procureur de la République ».
Parmi les solutions envisagées pour remédier à une loi obsolète compte tenu de la mondialisation de l’information et l’explosion d’Internet, le rapporteur de la commission nationale de contrôle, Gilles Bachelier suggère de fermer tous les bureaux à 20H00″.
« Certes, nous ne connaîtrons plus les résultats à 20H00 mais à 21H30 », mais cela permettrait d’éviter le risque que le vote des électeurs soit influencé, plaide-t-il.
Environ 70% des bureaux de vote du pays ferment à 18H00, mais ceux des principales grandes villes et de leurs banlieues restent ouverts jusqu’à 20H00.
Les soirs d’élection, les instituts de sondage sont en mesure de fournir dès 18H30 des premières tendances, calculées à partir des dépouillements dans un échantillon de bureaux de vote fermant à 18H00, ou de sondages « sortie des urnes ».
Face aux manquements, les autorités n’ont pour l’instant que peu d’armes sinon le rappel à la loi et aux règles du civisme, et la menace d’une sanction financière: 75 000 euros par infraction constatée.
Fanch
