Comment la DST surveille l’islamisme radical sur Internet

Lors d’une table ronde spécial sécurité IT, un membre du service de renseignement français a expliqué comment le Net est devenu “le QG d’Al-Qaida “.

L’assistance, présente jeudi soir au dîner-débat du Cercle européen de la Sécurité et des Systèmes d’Information organisé dans un palace parisien, a pu suivre l’intervention d’un représentant du ministère de l’Intérieur rattaché à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST).

A un détail près : personne n’a vu la moindre trace d’acte de cyber-terrorisme.

En tant qu’homme d’action rattaché à un service de renseignement intérieur, le responsable de la DST a apporté des éléments qui tendent à prouver l’émergence de ce type d’activité sur le Web.

“Il n’existe pas de cyber-terrorisme en France ou dans le monde en l’état actuel (…)En revanche, Internet peut servir d’appui à un attentat”, explique-t-il.

Pour le cas des filières islamistes radicales, le “Réseau des réseaux” sert déjà de canal de communication, de propagande et de recrutement.

“Les terroristes pourrait couper le système d’information des services de secours afin que ces derniers ne puissent se rendre sur les lieux d’un attentat qui vient d’être perpétré”, glisse-t-il comme hypothèse.

Le responsable de la DST prend comme référence une enquête du journaliste pakistanais Hamid Mir ayant suivi de près ce réseau terroriste.

Y compris la DST, qui recense 4500 sites Internet jihadistes sur Internet dont une centaine située dans l’espace du Web francophone.

Tous les outils de communications sont exploités mais les islamistes radicaux ont une préférence pour les forums privés et les réseaux peer to peer.

La question du financement de ce type de terrorisme par le biais du piratage Internet reste ouverte.

Entre le recours au spam (”volontaire”) et le phishing (”frauduleux”), la DST n’envisage que des “hypothèses” en l’état actuel mais ne serait pas étonné que les terroristes islamistes passent à l’acte.

Pour preuve, la découverte de signature électronique de pirates islamistes.

Des outils pour passer à l’action circulent même sur Internet : citons le programme de chiffrement Mujahideen Secrets pour crypter les messages ou E-Jihad, un outil destiné à déclencher des attaques de déni de services pour les néophytes.

Compte tenu de ses éléments divulgués, on pourrait conclure que le potentiel du cyber-terrorisme pouvant frapper fort n’est que pur fantasme.

Fanch