La France, terre d’asile des PC zombies

En matière de contamination, c’est le nec plus ultra.

Dépassés, la banale pièce-jointe dans les courriels, le lien reçu dans MSN ou le spyware maquillé en utilitaire.

Une simple navigation, même sur un site de confiance, peut suffire.

Ce week-end, un chercheur d’une société spécialisée dans la sécurité a procédé à une démonstration de Jikto, ambitieux bout de code supposé transformer n’importe quel PC en un «petit drone».

Autrement dit, en une arme contrôlée par les pirates.

En silence, il doit partir à la recherche de failles sur d’autres sites Internet, et transmettre les résultats à ses commanditaires.

Les développeurs ont finalement choisi de ne pas publier le code source de Jikto, conscients soudain de leur responsabilité.

Les pirates ne les ont pas attendu pour sévir. Ils utilisent des vulnérabilités des systèmes d’exploitation, des navigateurs Internet ou des logiciels de courriel pour installer sur les disques durs de petites applications contrôlées à distance.

Le recrutement de PC zombies, pour relayer le spam ou les attaques, a en tout cas été l’un des faits marquants du deuxième semestre 2006, alertait la semaine dernière Symantec.

En moyenne, plus de 60.000 nouveaux ordinateurs finissent chaque jour dans les mailles de hackers, une augmentation de 11% par rapport aux six mois précédents.

Fanch